En bref : ne comparez jamais deux devis sur le seul prix affiché. Ramenez chacun au coût net après aides et au prix au kWc, puis vérifiez que le matériel, les garanties et la production estimée sont équivalents. Un devis « moins cher » avec du matériel bas de gamme est en réalité plus cher au regard de ce qu'il apporte.
1. Mettre les deux devis sur la même base
Premier réflexe : vérifier si chaque prix est affiché avant ou après aides. Comparer un brut à un net fausse tout. Ramenez les deux au coût net après aides (prime à l'autoconsommation, KAP Photovoltaïque, fiscalité ZNI déduites).
2. Calculer le prix au kWc
Divisez le prix (net) par la puissance en kWc. Cela neutralise les différences de taille et rend la comparaison lisible. À La Réunion, un prix au kWc cohérent se situe grossièrement entre 1 700 et 2 700 €/kWc pour du 6-9 kWc, davantage pour du 3 kWc. Un chiffre très en dessous doit alerter.
3. Vérifier le matériel, poste par poste
- Panneaux : marque, modèle, puissance unitaire (Wc), technologie (TOPCon/HJT), Tier 1 ?
- Onduleur : marque reconnue (SMA, Fronius, Huawei, SolarEdge, Enphase…) ou générique ? Type adapté au climat tropical ?
- Structure : certifiée résistance cyclonique ?
Deux devis « 6 kWc » ne se valent pas si l'un monte du Tier 1 et l'autre du bas de gamme.
4. Contrôler la production estimée
Un devis sérieux indique une production annuelle estimée et la méthode de calcul. Méfiez-vous des estimations trop optimistes destinées à gonfler la rentabilité : à La Réunion, on retient de l'ordre de 1 400 à 1 600 kWh/kWc sur une bonne exposition. Une valeur nettement supérieure sans justification est suspecte.
5. Comparer les garanties
- garantie produit des panneaux (souvent 25 ans)
- garantie de performance (rendement dans le temps)
- garantie de l'onduleur
- garantie de main-d'œuvre et assurance décennale de l'installateur.
Des garanties solides justifient un prix un peu plus élevé.
6. Vérifier ce qui est inclus
Raccordement et démarches (déclaration préalable, convention EDF OA), mise en service, monitoring de production, service après-vente : ce qui n'est pas écrit n'est pas compris. Un devis « nu » moins cher peut coûter plus une fois les extras ajoutés.
7. Contrôler l'installateur
Certification RGE QualiPV (indispensable pour les aides), SIRET, ancienneté, avis clients, réalisations locales. À La Réunion, privilégiez un installateur qui connaît les contraintes de l'île (cyclones, humidité, micro-climats).
Le tableau de comparaison
Pour trancher, mettez en regard : prix net après aides, €/kWc, marque des panneaux et de l'onduleur, production estimée, garanties, prestations incluses, statut RGE. Le meilleur devis n'est ni le moins cher ni le plus cher : c'est celui qui offre le meilleur rapport qualité/prix net, avec du matériel durable et des garanties claires.
Aides et taux de TVA évoluent régulièrement. Les repères cités valent pour 2026 et sont à adapter à votre projet.
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